Viens
t’asseoir au jardin
Viens t’asseoir au jardin,
mon ciel a des transparences
de cristal,
mon vieux tilleul
exhale les parfums
de son inaltérable jeunesse
et mon lapin blanc
grignote tendrement
la candeur de mes trèfles.
Viens t’asseoir au jardin,
je retrouverai l’enfant que
tu étais,
l’enfant que tu n’as cessé
d’être
par-delà nos automnes,
je panserai la plaie
de tes regrets
et raviverai les espoirs
qu’en riant,
sur tous les tons tu me
chantais.
Viens t’asseoir au jardin,
je remplirai ton coeur
des transparences de mon
ciel,
je te ferai boire
les parfums de mon tilleul
et te nourrirai des longs
ravissements
qui font rougir les yeux
de mon lapin blanc.