Vanitas Vanitatis
C’est ainsi
que passent les jours,
comme les
eaux lentes d’un fleuve,
ainsi que
passent les amours
qui
s’endeuillent telles des veuves.
Ainsi le
soleil la rosée,
le temps
dissipe nos mémoires
qui se
dissolvent dans l’histoire
de nos
marches abandonnées.
A quoi bon
laisser des repères,
des traces
de notre passage ?
Qui
recueillerait les messages
que nous
cacherions sous des pierres ?
La vanité
des vanités
serait bien
de croire à ce monde,
de supposer
une seconde
qu’il est
fait pour l’éternité.
Demeure un
espoir plus hautain
un après qui
reste à connaître
où
l’allégresse sera d’être
les
promeneurs de blancs chemins.