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Une
femme, L’odyssée du mal, recueil de
poésie de Farid Chettouch
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Une femme
Je l’ai vue sur les gradins de toutes les gars, sur les rails de toutes
les valises ,dans toutes les terres promises, je l’ai vue dans les cabanes
d’églantine, dans les temples d’épines, dans les gémissement des fluttes
,dans les bannières des chutes ,cette accoucheuse des âmes, cette volupté
souveraine, cet autre si mien, si féminin, si enfantin… C’est une sirène
d’une terre passagère, une venus parisienne mythifiée dans sa steppe
gardienne, une bergère des destins désorientés…
La menthe de la neige
attise sa silhouette mièvre et affamée, à peine usée, les paupières mal
fermées elle démonise les psalmodies de l’aurore… elle brise la jointure
des pluies automnales, elle accroche des rubans de cèdre à sa chevelure
calleuse tandis que les colombes du matin lèguent des cathédrales de satin
sur la rosace de sa main…
Comme un funèbre saint
elle purifie la majesté de son pain dans les flammes tièdes de ses démons
et s’en va prier sous ce gris parisien que l’enfant jésus a peint, elle
s’étale sur son blues natale tel un nocturne phalène qui vole, qui plane
pour mourir sur sa main de gitane…
Je l’aime moi l’enfant aux
poches minées de rêves a moitié cheminés, moi que le mal a tant excité, a
en faire le luxe de ma pauvreté, moi qui dansais sur ses cordes a linge
volées aux tornades veloutées que ses yeux éjectaient pour tatouer mon
ciel d’écolier qui se remodelait dans ses yeux de femme. Où il fait si
beau… Tellement beau… |
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