Un soir
de décembre
Suffoquant de douleur,
Vieillissant, agonisant,
Comme un clown qui maquille sa peur,
Je me cache et je pleure.
Quand les lumières se taisent !
Sous les projecteurs de l’hiver !
Rugissant de fureur,
Je vagabonde dans les cités de la laideur,
Promenant l’azur de mes fautes
Qui sculpte sur mes côtes !
Tant de routes,
Tant de doutes,
Malmenant ma rage
Dans les ruelles de l’orage !
Comme une vie suicidaire !
Fatiguée de la bêtise humaine !
Sans me comprendre…
Sans me défendre …
Je meurs
Un soir de décembre…