Tu te vois allongé au-dessus du passé
une deuxième mort derrière ta mort
image d'une étoile
dans les failles du soir
Admirable dans l'éternité
qui est distance
respire la béance pure
transmuant l'absence
Une improbable aurore
ouvre une vision dans la chair
Le sang devient pollen
où s'abrite l'avenir
Une profusion d'arbre en toi
carillonne de toutes ses médailles
qui sont des pages
L'ombre posée sur tes yeux se fait
oiseau
écartant les branches de tous les
hasards
Les paroles façonnent l'invisible
jaillissant jusqu'aux lèvres
margelles d'un nid
Ton regard s'échappe du vent
sur une plume
tirée des ailes de la cendre
chaude encore de tous les orages
Au berceau dis-tu
les fruits sont des fleurs
La saveur succède au parfum
et juin transforme en flamboyants les
cerisiers