Déferlante, ombre
géante
Les larmes dont je m'inonde
Engloutissent
Un chagrin immense
De la gorge serrée
Jaillit un sanglot qui déchire
Les yeux détrempés
Par un rideau qui mouille
Le visage devenu ruisselant
J'entends le cri des
mères
Appelant leurs enfants
Implorant l'océan de les leur rendre
L'océan démonté
Comme une malédiction
Soudain plus haut que le ciel
Montagne d'eau
emportant
Comme fétus de paille
Les hommes, bons et les salauds
Images de fin du
monde
Défilent devant mes yeux
Un flot de larmes monte
Regards de survivants
Tant de morts, tant de gens...
Dieu est seul,
taiseux
Lui aussi pleure...
De
honte.