Ton nom...
J’avais écrit ton nom, de mon
doigt, sur le sable,
Mais la vague en colère aussitôt
l’effaça,
J’eus le pressentiment d’un amour
périssable...
Et pour me rassurer ta main me
caressa.
J’aurais pu le tailler au couteau
sur un arbre,
La sève, au long des ans,
l’aurait fait s’agrandir
Ou le faire graver dans la pierre
ou le marbre
Comme pour un défunt marqué du
souvenir !
Vois-tu, ton nom s’inscrit au
fond de ma mémoire,
Dans le dossier maudit de mes
égarements,
O poète frimeur qui me donnait à
croire
Que les plus jolis vers font les
plus beaux serments !