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Grand concours 2008 de poésie francophone
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Thérèse Mercier poète, Anthologie de l'Association Rencontres
Européennes - Europoésie, Joël Conte PEINTRE D’AUTOMNE Il était dans le ciel et peignait les nuages Son pinceau de couleur glissait dans l’air trop gris De ce matin d’octobre où mon cœur semblait gris Dans un filet de brume. Il colorait des pages.
Il sifflait dans le vent et charmait les nuages Son flûteau de joueur vibrait dans l’air trop lourd De ce matin d’octobre où mon cœur semblait sourd Aux chansons des vendanges. Il égayait les pages.
Il grimpait dans l’espace et chassait les nuages Son chausson de danseur tournait dans l’air trop doux De ce matin d’octobre où mon cœur semblait fou Des tourbillons de feuille. Il mélangeait les pages.
Il gravissait l’échelle, écartait les nuages Sa tête de rêveur planait dans l’air léger De ce matin d’octobre où il semblait neiger Des âmes de novembre, il rassemblait les pages.
Les pages du missel qu’il faisait sans savoir Sans savoir qu’il mettait du soleil, des images En ce matin d’octobre et des pensées plus sages Face à ma vitre opaque il ne pouvait me voir.
Et le peintre poète était venu s’asseoir Pour déguster le vin, sur l’échelle aux nuages Dans son verre de pluie se diluait le noir.
Il ajoutait au pain tout le sel des orages Et de son couteau d’or, découpait sans les voir Dans le ciel d’automne, des volutes d’espoir.
Thérèse MERCIER Service d'aide gratuit à l'autoédition : http://www.editez-vous.com |
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Dernière modification :
25 septembre 2008
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