Alchimiste
du vers ! Arthur Rimbaud poète !
Tu nous décris ton rêve en maître révéré.
Tu es talentueux et mythe vénéré,
Et tes nombreux écrits me tintent dans la
tête !
Toi, l’écrivain brillant, à la riche mémoire,
Tu m’as fait découvrir ton grand talent.
Bonheurs !
Ta plume trace en moi de paisibles dormeurs.
Tes cris et ta révolte, un recueil, un
grimoire.
Tes fugues dans Paris ont enrichi ta verve.
Mais tu nous apparais comme un pilleur de
vers,
Sachant impressionner par tes lignes, tes
pairs.
La Commune t’inspire et son échec
t’énerve !
Il t’a fallu partir. Paris est trop étroite
Pour toi Arthur Rimbaud. Avec ton grand
Bateau,
Tu commences l’exil, Verlaine incognito.
Tes vers envahiront nos livres, cible
adroite !
Une étoile filante, et je l’ai admirée,
S’achève dans la peur. Mais qu’est-ce que tu
as fait ?
Je commence à comprendre où ton rêve est
défait :
Deux coups de revolver, Bohème
déchirée !
Dans mon cœur attristé mon beau rêve
s’envole.
Tu deviens mercenaire et voleur, braconnier.
Bateaux ivres, Grands lacs, pirate
boucanier,
Alors l’Aube navrante engloutit le
frivole !
J’ai aimé tes débuts, si brève adolescence.
Et Semelles de vent mais poète
vibrant.
Je te dis mon chagrin. Ton abandon surprend.
La Bohème, on dit plus, dix-huit ans
de silence !
Le monde rêve encor de tes vers, de ta prose…
Très peu de révoltés sont ainsi reconnus.
Contant ta vie de chien, tes parcours
méconnus,
Tu renais à l’instar de ceux qui prennent
cause !
Théo Filloz (14 ans)