Tango
Tes mains posées sur mes reins
Noires et blanches d'un piano
Tu me dessines sur la peau
Une symphonie pour séraphin.
Ton âme perle à ma blessure
Et sur des perçus oniriques
Je m'offre avec désinvolture
A tes révolutions chaotiques.
Tes mains posées sur mes seins
Tu glisses comme sur une harpe
Ton archet souple va et vient
Je danse vers toi et je m'échappe.
Que tu frôles doucement ma peau
Comme le ventre tendu d'un tam-tam
Et l'orchestre surgit de l'eau
Cette mélodie me désarme.
Tes mains accrochées à mes mains
Comme à une guitare espagnole
Tu siffles un tango clandestin
Dont le rythme me déboussole.