L'encre de la nuit se
dilue
Pour devenir à l'Est, pâlissante
Voici l'aube, pure et nue
Voici l'aurore resplendissante.
Cette chaude nuit de
solstice
Sous la voûte céleste
Piquée de clous d'argent
Furtive, comme l'on se
glisse
En un mouvement leste
Près des charbons ardents
N'a semblé durer qu'un
instant.
Déjà, l'horizon se teintait
D'or et de rose rougissant
Elle n'était plus, la nuit d'été.
Le feu couve ses
braises
Que tu ne ranimeras plus
C'est l'heure où le soleil se lève
C'est l'heure où nous dormirons nus
Ivres de vin et de ganja
Rassasiés, de cette nuit blanche
Où nous n'étions, que toi et moi
Homme et femme, parmi les anges.