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Grand concours 2008 de poésie francophone
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Conseils en prosodie, richesse des rimes, vers, versification, poème, poésie, poète, règle poésie classique Richesse des rimes
Nous sommes dans la « versification » qui n’est pas un art si le poète n’est pas un peu artiste, c’est-à-dire « ne possède pas le don de la poésie ». Nous avons vu l’ensemble des procédés qu’il doit employer pour s’exprimer en bon classique. Nous allons aller un peu plus profondément comme pour une statue à ciseler. La rime a une importance capitale et plus elle sera soignée, plus beau sera le poème. Le soin c’est l’assortiment avec sa « sœur » car il faut une identité de son et non une identité d’orthographe. Bien qu’écrits différemment, les mots « puissant » et « récent », ou bien « main » et « chemin » sont de bonnes rimes. La rime, tant masculine que féminine, se divise en « rime suffisante » et en « rime riche ». Elle est suffisante quand le son est pareil mais elle devient riche si elle a une « consonne d’appui ». Exemple : sommeil et soleil sont des rimes suffisantes. La rime masculine devient « riche » lorsqu’elle offre dans les syllabes correspondantes non seulement le même son mais la même articulation. Exemple : amant et charmant, accablé et redoublé. La rime féminine devient « riche » quand l’avant-dernière et la dernière des deux syllabes dont elle se compose sont également articulées et consonantes, comme dans « usage » et « visage ». On voit bien que le mot « ombrage » par exemple serait moins bon, et le choix des meilleurs mots soutenant l’idée que l’on mène est le travail du versificateur. Il ne faut pas commettre l’erreur de faire rimer ensemble des sons longs et des sons brefs, des sons ouverts et des sons fermés, par exemple faire rimer « grâce » avec « place » ou « trône » avec « couronne », mais cela tombe sous le sens. Il est bon de répéter qu’il n’est pas admis de faire rimer E accent aigu (é) avec ER, ni le pluriel en S ou en X avec le pluriel « ent » (rient, jouent). Une question grave se pose, c’est celle de la synérèse (contraction de deux voyelles) et de la diérèse (division de deux voyelles). Les mots en « ion » on en « ien » sont très souvent employés à la rime (ou dans le vers d’ailleurs) car ils sonnent bien, mais dans la plupart des cas, il y a diérèse, ce qui compte pour deux pieds comme « tentati-on », « agitati-on ». Les poètes du XXIe siècle prétendent que la « passion » perd de sa force s’il faut dire « passi-on » ! « ien » est de deux syllabes quand il termine un nom ou un adjectif d’état, de profession et ou de pays : magici-en. « ouin », « oin », « uin » est toujours d’une syllabe : témoin, arlequin, etc. Cette règle de la diérèse est laissée au choix du poète pour la satisfaction de son oreille, et la faute ne gâche pas le poème (sauf dans les concours). Edmond Rostand est le premier poète connu qui ait essayé de secouer le joug de cette tradition, mais elle sévit, et devrait donc être exposée. Des tas de mots peuvent poser ce problème de comptage de pieds, c’est le bon sens ou le goût particulier qui prévaut. La Muse appliquée |
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Dernière modification :
03 décembre 2008
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