Rêvons,
rêvons,
pour éclairer
la grisaille
de jours sans
sourire,
rêvons à la
paix inaccessible,
à la justice,
à l’impossible
liberté,
rêvons à la
bonté,
à la
générosité,
à
l’incorruptible loyauté.
Hâtons-nous de
rêver nos rêves
avant qu’ils
ne s’estompent
dans
l’impitoyable réalité,
rêvons-les
obstinément
pour qu’ils
nous annoncent au réveil
«que l’hiver
est passé,
que c’en
est fini des pluies
et que le
figuier forme ses premiers fruits. »
Gant. 2-11.13