La scène écrite sous forme de dialogue se déroule
devant une exposition de peinture.
Comme véritablement touchée par la grâce,
A ce point habitée par l’image qu’elle contemplait,
Son regard s’emblait s’embuer.
Émerveillée, elle paraissait vivre un rêve tout
éveillée.
A peine un souffle émanant de sa poitrine,
Pas même un battement de cils
Une simple larme, perle fine coulait sur son
visage juvénile.
C’est alors qu’elle sursauta quand l’artiste
s’approchant d’elle lui demanda :
« Cela vous plaît Mademoiselle, enfin … je crois ! »
« J’adore cette aquarelle.
- Merci d’apprécier lui répondit-il, vous m’en voyez
très honoré.
- Elle est de vous !? Pardonnez-moi, j’ignorais … »
Il acquiesça.
Tout à coup plus rassurée elle osa, et lança :
« Ces visages où rien n’est défini, où tout est
suggéré, quelle finesse !
Quelle légèreté ! Un réel bonheur dans notre monde
tourmenté !
Comment ne pas songer en les regardant à ces créatures
célestes.
Personnages éternels, anges venus du ciel,
A la beauté mythique au charme charismatique,
Mais pardonnez-moi, je deviens exaltée !
- Non l’émotion vous submerge !
Faites-moi ce plaisir, emportez cette image j’aimerais
vous l’offrir ! »
Elle ne répondit pas, pudique, baissa la tête, fit
quelques pas et s’éloigna.