Réflexion
Mon Dieu, je
suis moins fort,
Seigneur, je
suis plus faible,
j’approche
lentement
du rivage
serein
où vous
tendrez la main
à vos bons
serviteurs.
Je découvre
soudain
tout
l’inutile orgueil
et la
naïveté de nos gains superflus
et c’est
dans ce moment
de traverser
le seuil
que je
comprends le poids
du peu que
j’ai pu faire.
L’ange du
jugement,
le porteur
de balance,
lestera son
plateau
de quelques
oeuvres pies.
Que l’autre
coupe puisse
être allégée
des fautes
de mes
faiblesses simples,
des routes
vagabondes
et des
amours perdues.
Et Vous,
juge suprême,
accordez-moi
merci
au moment de
passer
de l’étape
du jour
à la halte
du soir.