Quand nos noms
Quand nos
noms seront détrônés
Et qu’il
ne restera plus rien
Que le
chemin tracé
Et
l’irréelle image dans la cendre
Quand la
fête s’estompera
Et que
s’effaceront les lampions du rire
Quand les
sourires de l’enfance
apparaîtront d’un coup
au
souvenir qui s’embrume
Que
restera-t-il dans mes mains
Seigneur
Que tout
le pain donné
Et tant et
tant d’images disparues.
(1957)