Oui, priez, priez
beaucoup, priez toujours !
Cette invitation
pressante est perçue, aujourd’hui plus encore qu’hier, comme une nécessité
vitale. La cadence du siècle étouffe le désir de Dieu; notre fidélité à sa
Parole, notre espérance s’étiolent.
Mais l’Esprit de Dieu
conduit les hommes vers une redécouverte de la prière:
— prière du chapelet afin de «prier l’Évangile avec Marie»,
— prière des pèlerins
qui font parler les pierres, les cierges et les fleurs,
— prière du travail qui
est un fruit du coeur,
— prière du poète qui
est un cri d’admiration.
Regina Caeli...
Thérèse de vos nous livre un trésor de prières secrètes que nous
identifions aux nôtres, un regard ébloui que nous reconnaissons comme
nôtre.
L’Écriture est «bonne
nouvelle», poème et prière.
La liturgie aussi.
De l’aubépine de
Beauraing, la sainte mère de Dieu nous conduit au Seigneur:
«Aimez-vous mon Fils ?»
Elle nous dévoile son
coeur d’or et son diadème de gloire est le signe du Royaume où règnera la
paix.
Au bord d’une route, sur
le chemin d’une école, la Vierge Immaculée nous appelle tous à trouver ou
à retrouver le chemin de la Sagesse «et à mettre notre joie en
elle». (Ben Sira 51 —
15)
Albert Chenot
recteur des Sanctuaires
de Notre-Dame de Beauraing
25 mars 1984