Prélude
Des ombres que des ombres,
C’est le pays des nantis,
Elles tourbillonnent sans répit,
Âmes maudites en quête de sursis,
S’enlisant dans la pénombre,
Comme nous lisons le futur,
Gravé par la déroute,
D’une nuit infinie,
A la lisière pourtant,
La divine lumière rode, elle est
partout,
Où les hommes prient,
Acceptant leur destin,
Parfois noué de drame,
Entrelacé de bonheur furtif,
Et accablé par le mystère,
S’enfoncent peu à peu dans le
désarroi,
D’une mort annoncé,
Prélude sans affinité,
Repoussant l’heure d’une nuée de
feu follet,
S’évaporant au petit jour,
Dans la lumière semi poussiéreuse,
D’une journée banale.