Overdose de vie
Comme un souffle ruminant la tige d’un œillet,
arpentant les planches de l’imposture. les pas jonchés de lourdeur ,le
squelette vrombissant de fureur ,la voix lactée d’une baudelairienne
souillure… je m’oppose Au dédale des choses je butine la rouille des roses
Je galope dans les châtaigneraies de la fange divine !
J’affronte les vétustes moulins de ma vie
fripée de toutes les nuances de l’interdit’…j’assiége mon corps barricadé
de chaînes travesties, rutilé d’épines converties… je cultive l’obscénité
qui tangue sur la ferraille de l’air ,je stimule ma condition humaine
Puis je M’estompe Je m’interrompe. Je
m’invente, Je m’enfante Pour
Mourir d’une overdose de vie…