Où ? Qui ?
Je suis
l’enfant perdu,
le sans
parole
à qui l’on
a fait tant de mal,
je suis le
pauvre, l’éperdu,
le
claudiquant et le bancal.
Pourquoi
tant de méchanceté,
de haine,
et
pourquoi cette cécité
au seul
spectacle de ma peine ?
Vers qui
dois-je tendre la main
qu’une
main prenne la mienne ?
Où se
cachent mes lendemains
au creux
de cette aridité ?
Est-il
désespoir plus complet,
tristesse
plus incarcérante ?
Je suis
l’enfant perdu,
le sans
parole,
le coeur
pauvre et l’âme souffrante.
Vers Vous,
Seigneur, va mon espoir,
au moment
où tombe le soir
sur une
vie trop décevante.