Nuit d’été
Nous remontions le fleuve qui ondule
Foulant les herbes hautes
Où
nos pas se perdaient
Dans le ciel la lune
Ronde de plénitude
Arborait en silence
Un
ventre qui se noyait
Nous marchions côte à côte
Ne
craignant rien de l'ombre
En
ce jour qui fuyait
Sur
la rive un chien
Noir et gris efflanqué
Traînait sa pauvre vie
D'errant affamé
Tu
me pris dans tes bras
Dans le creux d'un méandre
Le
fleuve murmurait
Sous la voûte les étoiles
Myriades de diamants
Dessinaient une toile
Claire au firmament.