Mon amour aux yeux clos
Sous un berceau de fleurs, le doux
printemps s’impose !
Les pervenches sont là, comme à
chaque saison.
Le mas est englouti sous une
floraison
De nos vieux cerisiers que chaque
avril propose…
Dans la langueur du temps,
maintenant il repose,
Mon amour aux yeux clos… Chancelle
ma raison !
Tout me parle de toi dans la
vieille maison…
Ô, douleur de mes nuits, sans
jamais une pause !
Je ne m’enfuirai pas. Déjà le
souvenir
De ton cœur envolé, mêle pour
l’avenir
La tendresse d’antan, le chagrin
qui me brise…
Poèmes, rêves fous, reviendront
tous les jours…
Du soir crépusculaire à l’aube
qui s’irise !
J’écrirai que je t’aime et te
dirai : « Toujours ! »