Quel
admirable ouvrage que ce recueil de poèmes «mezza voce» de Thérèse de Vos,
dont rien n’est médiocre et quelle superbe idée de le voir accompagné
d’une traduction italienne due à l’écrivain polyglotte Livio Missir de
Lusignan, ancien membre du Secrétariat Général de la Commission
Européenne, chargé de la Culture.
La parenté entre les
langues italienne et française est telle qu’on se demande pourquoi
n’existe pas une sorte d’automaticité de traduction entre les belles
oeuvres des habitants de la péninsule et de l’hexagone. Autrefois, cette
réciprocité paraissait évidente; aujourd’hui, elle semble moins fréquente.
Quelle harmonieuse
connivence ne se rencontre-t-elle pas dans:
«On s’en va, on s’en va
... / et quand on n’espère plus rien de la vie / que le seul bonheur de
vivre / quand tout entier au jour d’aujourd’hui / on fait confiance au
jour de demain…» avec «si parte, si parte…/ e quando più nulla sperare
vale / fuorchè la felicità di vivere / quando, al di d’oggi interi / ci si
affida all’indomani .
Les anglicistes,
habitués aux terminaisons en «ing», s’évertueraient en pure perte à
recréer l’ambiance musicale de tels vers, s’ils se risquaient à traduire
les poèmes de Thérèse de vos dans la langue de Shakespeare. Fidèle à
elle-même, des sommets où elle habite, Thérèse de vos se montre mystique
autant qu’on peut l’être, on croirait la lire pour la première fois, comme
se répète, sans se lasser, un thème de Ludwig van Beethoven ou de Piotr
Ilitch Tchaïkovski.
Et puisque l’espoir
n’est pas perdu, s’élève, destiné à tous les hommes de bonne volonté, ce
chant de paix:
«Que te vienne, ce soir,
la paix, non pas celle qu’on attend d’ailleurs lointains, mais celle qui
se donne de la main à la main, celle qui traverse les parois de l’âme et
rayonne.»
René Varennes
Président Fondateur de
la «Forêt des Mille Poètes».
SOMMAIRE DE MEZZA VOCE
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