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Grand concours 2008 de poésie francophone
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Anne Marie Loiseau poète, association littéraire, Culture Francophone, mère et fille poésie choisies Mère et fille, enfin
Trois ans après Grand Frère tu donnas naissance à ton bon petit diable. Tu veillas sur ma petite enfance avec tout l’amour d’une mère et je ne m’en souviens pas.
Ta sévérité justifiée, à mon adolescence, plus tard même, envers ta perpétuelle révoltée, anticonformiste incorrigible, indomptable, mais à la gentillesse inépuisable. Et ce Grand Frère, lui, si sage, comme je m’en souviens bien !
L’amour de papa dormait, trop tôt, au chaud de la terre. C’était ma torture, voilà un siècle, une éternité, et ça l’est encore comme au premier jour. Je m’en souviendrai toujours.
Je vous aimais tendrement Grand Frère et toi Maman. Mais je vivais sur ma planète d’amour et de paix et ça n’a pas vraiment changé. Puis, un triste jour, le désespoir après un long chemin dont je me souviens bien.
Là, tu as perdu ton latin, Grand Frère aussi. On s’y perdrait à moins. Des événements dramatiques, un grand trou noir deux années durant. Puis la lumière, enfin revenue. je suis sortie de mon hibernation, et je m’en souviens bien.
Nous nous sommes alors retrouvées toi et moi, mère et fille, enfin. En ton hiver certes, en mon automne bientôt, mais pas trop tard. Au jour où tu rejoindras papa, j’aurai un immense chagrin, mais pas de remords puisque nous vivons une vraie relation de mère à fille, avec cette compréhension, cette complicité qui sont le privilège de la maman et de sa fille. et tu t’en souviens bien.
L’amour maternel, lui, est le plus fort, je m’en souviendrai toujours, Grand Frère aussi. Je rends hommage à cet amour, à travers toi, pour toi, ma mère chérie.
Anne-Marie Loiseau
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Dernière modification :
12 juin 2008
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