Merci, monsieur Rossif
J’ai vu deux cormorans qui
dansaient sur la plage
Un ballet amoureux que nul
n’avait réglé
Et la lame écumante envahir le
rivage
Dans un scintillement toujours
multiplié
Tous les frêles roseaux à la
grâce légère
Se penchaient tendrement comme
pour se parler
Tout était calme et beau dans la
nature altière
Et tous les animaux en princes y
régnaient.
Il nous faut respecter nos amis
inférieurs
Car ils suivent d’instinct la
voie de la sagesse
Ils ont aussi leurs lois et même
leur honneur
Et font sans se vanter
d’admirables prouesses
Il leur manque bien sûr
simplement la parole
Et cependant entre eux ils savent
s’écouter
S’ils ne comprennent pas le sens
des paraboles
L’homme si raisonnable sait-il
les mériter ?