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Ménopause de l’âme
Cristalline, insoluble elle exhibe sa
silhouette décomposée, étale sa momie magnifiée, Se pavane vaniteusement
comme une goutte de l’infini, parade jalousement sur les haies de l’oubli…
Comme une colline fauchée endormie sous la
couette d’un églantier,
Engraissée de virtualité elle cimente les
fissures de ses mirages, amaigrie de singularité elle cire l’usure de ses
fantasmes… Frauduleuse, cajoleuse elle bouffonne les phrases assassines
qu’elle émet de ses lèvres voluptueuses…
Le soir elle s’avorte comme une céleste chaleur
qui flambe sous la jupe d’un darwich tourneur,elle s’écaille comme une
fresque d’abîmes qui couronne les blessures des rivières incestueuses,
.elle tombe comme une averse dévastatrice qui vogue sur les bergers des
obscurs soirs…
Marbrée de frissons, .elle se courbe comme une
vague de quiétude, teintée de passions elle se révolte comme une
ruisselante béatitude, comme une odeur intime, un souffle de vie
illégitime, comme une amulette des larmes, une cueillette des flammes, une
crampe à l’âme… une ménopause de l’âme !
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