Marie,
daigne bénir
les pauvres de
ce monde,
ceux qui
viennent de pays
où il n’y a ni
chemins,
ni écoles, ni
médecins.
Fais-nous
comprendre
qu’en sauvant
les enfants du Sud
nous nous
sauvons nous-mêmes
parce que jamais
ne nous viendra la paix
aussi longtemps
que les riches s’enrichiront
et que les
pauvres s’appauvriront.
Un coeur d’homme
se contente de si peu:
un sourire,
un peu d’eau
fraîche.
Il nous serait
si salutaire de communier
à ceux qui ne
possèdent rien
pour que
jaillisse,
de nos bonheurs
fragiles,
l’ineffable
complicité que l’on éprouve
à subir le même
sort,
à partager la
même espérance
«nous qui
serions moins qu’un souffle
si nous montions
ensemble sur la balance.»
psaume de David
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