Marie,
ton nom ne
figurait pas sur la liste
des grands de ce
monde,
tu savais que
ceux que l’on appelle grands
sont aussi
petits que les petits,
tu savais que
grands et petits
partagent le
même sort,
d’abord la vie
et puis la mort,
tu savais que
l’amour
transfigure les
démunis
et que l’égoïsme
défigure les
nantis.
Marie,
tu t’es mise au
rang des faibles
pour leur parler
d’amour
comme le
Seigneur t’avait parlé d’amour
à toi
petite fille
inconnue
élue
pour devenir la
Mère de Celui
qui, né de toi,
t’associerait à
la folie de sa croix.