LE SILENCE
J’ai
compris des Dieux le
langage,
Sans école et sans professeur,
M’éloignant toujours du mirage
Des mots dont l’usage fait
peur.
Incantations, chants et messes
Peuvent nous réchauffer le
coeur,
Mais je crains toujours les
promesses
De tout un apparat trompeur.
Quelle attitude et que
d’emphase
Pour rechercher confusément,
Par le dogme et la périphrase
La plénitude d’un moment.
Dans un mutisme au goût
d’absence
Le créateur, paisible, attend;
Et méditer dans son silence
Sera, je crois, ce qu’il
entend.