LE SAGE M’A DIT
A l’heure de la
mort,
Même si la
douleur est insupportable,
N’avance pas,
aveugle.
Chasse la peur
et détends-toi,
Trouve le
confort pour ton âme;
Dans tes
derniers instants,
Redeviens un
enfant.
Retrouve un état
naturel
Et, quand dans
ton coeur, tout repose,
Qu’un souffle
régulier s’impose,
Sous ta paupière
close,
Détache-toi de
tout.
De tous ces
liens qui, sur la terre,
Ont réalisé ton
destin.
Dans ce total
effacement
L’esprit
s’inquiète et s’agite
Repousse ses
questions, écarte les tourments,
Que la vacuité
t’habite.
Seul, le Maître
pourra l’investir.
Et quand tu
auras l’impression
Qu’une montagne
t’écrase,
Ne prends pas
peur,
Ne crains pas
les ténèbres qui suivront;
Au-delà, une
lumière t’attend
Qui, d’abord,
t’éblouira,
Puis éclairera
La voie de ta
libération.