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Poésie francophone |
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Conseils en prosodie, le rythme, vers, versification, poème, poésie, poète, règle poésie classique Le rythme Le rythme consiste dans la répétition régulière de phrases suivant une loi mathématique et, en poésie, c’est le nombre établi de syllabes qui sert de mesure. Or, sept syllabes c’est l’extrême limite qu’une oreille peut saisir en une seule fois, donc à partir de huit syllabes, le vers doit être divisé en deux ou trois membres par des coupures appelées « césures ». Le rythme du vers français est établi en nombre pair de syllabes, en général, pour justement mieux équilibrer les césures. L’alexandrin est de 12 vers et est obligatoirement coupé en deux. Commencé au XIe siècle, il était appelé « hexamètre ». Le vers de onze syllabes, appelé « endécasyllabe », est peu usité car il est boiteux. Le vers de dix syllabes, appelé « décasyllabe », a souvent sa coupure après la quatrième, et il est très employé car il se prête à tous les tons par son aisance, sa grâce et sa noblesse. Le vers de neuf syllabes, « l’ennéasyllabe », s’écrit en 3+6 ou 4+5 et peut servir en chanson. Le vers de huit syllabes, c’est l’octosyllabe et il ouvre la série de vers qui n’ont pas de repos obligés. Il réclame un choix heureux de mots et un croisement habile des rimes. Le vers de sept pieds, l’eptasyllable, s’emploie parfois dans les fables comme a fait La Fontaine. Le vers de six syllabes est une moitié d’alexandrin et, pour éviter cette image, il est recommandé de commencer par une rime féminine. Cinq, quatre, trois syllabes, tout est permis mais cela devient un jeu sans intérêt. L’ordre des vers Tout en restant dans le classique, on peut donner une tournure moins rigide aux quatrains. Il n’est pas défendu de se servir de vers de 12 pieds et d’y intercaler un vers de 6 ou 8 pieds, et même moins, si ce vers revient toujours à la même place comme un leitmotive, ne fût-il pas le même. Le poème est très musical également si le 4e vers du premier quatrain revient tel que à chaque 4e place, et cela s’appelle la « kyrielle ». A l’époque de Clément Marot (1496-1544), la poésie se voulait pleine de verve et d’esprit et l’on pouvait trouver des rimes, dites « annexes », c’est-à-dire répétées au commencement du vers suivant :
« Pour dire vrai au temps qui court, Cour est un périlleux passage Pas sage n’est qui va en cour Court est son bien et avantage. »
Existaient également des rimes dites « équivoques » comme « rimailleur et rimes ailleurs », « rimassez et rime assez »… mais nous sommes loin de l’esprit poétique pur ! Certains poètes confirmés poussent leur habileté à faire deux poèmes en un, qui devient un troisième si l’on coordonne le tout :
Trop c’est trop ! Ne tuons pas la poésie classique. La Muse appliquée |
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Dernière modification : 13 juin 2011 |