
LE PRINTEMPS
TIEDE.
Le
printemps tiède.
Ruisselant de cris d'oiseaux.
Submergé par l'entrelacs
de pépiements
fluides.
Encapuchonné par
ce couvercle de
sons.
Par ce déversement obsédant,
ininterrompu.
Le printemps
tiède. Enveloppant.
Ses nuages flous.
Ses nuages doux.
Bourre compacte, couleur gris-perle,
qui pèse.
Ses nuages mous. Stagnants.
Sans contours bien tranchés. Qui couvent un air lui aussi d'une
étrange mollesse...
comme possédé par
un étrange avachissement.
Le printemps. Tonitruant. Voilé.
Plombé de mystère.
Surexcitation de
sons qui s'enflent, appellent, dévalent.
Fébrilité des pollens. Presque grésillante.
Confusion, chaos
que je cherche, en vain, à déchiffer.
Mais le printemps, immense masse, roule
tel un tonnerre.
22/03/05.