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Grand concours 2008 de poésie francophone
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Le Messager, Madeleine Reynaud, poète, recueil de poésie, poèmes
Le Messager J’étais seule et rêvais, j’avais le cœur bien lourd, Dehors, la pluie tombait avec un bruit très sourd. Tout à coup, je l’ai vu, un tout petit oiseau, Il traversait la rue faisant des petits sauts.
Le temps de regarder, il était près de moi. La tête un peu penchée, il a sifflé trois fois, Il voulait me parler. J’ai ouvert la fenêtre Mais il n’est pas entré, il semblait me connaître.
Quand j’ai tendu la main, il a plongé son bec Et j’ai senti soudain un tout petit coup sec. Il s’est mis à chanter, sa gorge se gonflait Et il m’a raconté pourquoi il me cherchait.
Il avait mis longtemps et fait un long voyage, Il volait lentement, souvent dans les nuages. Il était messager des êtres disparus, Ces êtres que j’aimais et que j’avais perdus.
Ils étaient réunis dans un pays lointain Qu’on nomme « Paradis », d’où jamais l’on revient. De là ils protégeaient, toujours à point nommé, Ceux qui le méritaient et qu’ils avaient aimés.
Il m’a tout expliqué, je les ai tous revus, Doucement j’ai pleuré, je me sentais émue. Soudain, j’ai sursauté et j’ai ouvert les yeux, Bien sûr, j’avais rêvé, un rêve merveilleux.
J’ai essuyé ma main, j’avais vraiment pleuré Et j’ai cherché en vain mon petit messager, Il s’était évanoui dans son éternité. Ce que j’avais compris, il l’avait confirmé :
Quand on aime vraiment, rien n’est jamais fini. Vient toujours un moment, un signe, un petit bruit, Où ceux qu’on a perdus se manifestent enfin Et l’on ne se sent plus tout à fait orphelin. |
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Dernière modification :
12 juin 2008
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