j’ai suivi l’empreinte de tes pas
sur le rude chemin
de ta jeunesse,
le chemin d’un exil
qui ne conduisait nulle part
mais te rapprochait secrètement
de l’idéal de vie que tu modelais
de tes mains meurtries.
"Postée au sommet des collines" (Prov. 8-2)
la Sagesse dressait ses sept colonnes
sur le cristal de tes larmes
et te prodiguait
"le savoir meilleur que l’or fin"
Égaré dans les champs
un petit ruisseau psalmodiait
que la vérité finirait par triompher
de la folie des hommes
et que quelque part au monde
le soleil se lèverait
sur des sentiers ombragés
de liberté et de paix.