Nous écoutons le chant de la sève
dans l'alcôve close d'étoiles
buissonnières
Nous entendons l'appel des fleuves
sous les draps rougis par l'amour
Nous ouvrons le noyau de la nuit
pour libérer la joie scellée dans nos os
Nous savourons les luttes moites de
l'adoubement
Nos caresses multipliées résorbent
l'ombre
dans cette chambre qui troue le monde
et les étoiles crèvent les murs
pour dévorer les noirs augures
Il faudrait que neige la nuit
quand nos regards tressent
les silences blancs de l'amour
Alors nous serions l'espérance
de la perle sous son couvercle
et la stupeur tomberait vaincue
au pied des fontaines pétrifiées