La Sylve et son manteau
Vous vous battez, souffrance
dure impitoyable, un ange de la
femme
trouvé sur votre route,
froissée, fragile, errante.
Que ne lui avez-vous pas prodigué
comme soins, amour, baisers !
Étreignant la silhouette
pour ranimer sa croyance et sa foi,
cherchant tissus qui protège sa
peau
Entr'ouvrant lèvre close
Songez ! … Votre élexir.
Hissant à un peu d’existence
sa grande pauvreté. Un sourire ?
Non, sur ses pétales
vous vouliez
Agrandir à votre désir
cette fleur pressée de peine.
Libre à vous
sur le champ vers lequel l'horizon
bascule :
la vêtir d’un manteau
et puis la renvoyer vers les
hirondelles.