
LA NUIT D'ETE.
La
nuit d'été
souffle ténu,
silence sidéral,
absent
qui,
soudainement, s'abat sur
mon corps penché,
à la fenêtre.
Je ne m'attendais
pas à ça,
me voici toute
intimidée,
l'austérité du
ciel obscur
a quelque chose
de glaçant.
J'étais venue là
simplement
et bêtement, pour
prendre l'air
et me voici
incontinent
confrontée à ce
puits glacé,
ce puits à
l'envers et sans fond
d'espace d'encre,
qui se tait
et où quelques
rares lueurs
disséminées aux
quatre coins,
pathétiquement
esseulées
têtes d'épingles
aigues
me fixent.
27/05/2005.