La mer naufragée
Quelques fois…
La mer aride et stérile…
Admire
Son vide si fertile,
Dégraisse la rouille de
ses yeux !
Qui suent !
De soif et de feu,
S’assoit sur le banc
voluptueux
De sa solitude,
Contemple le phare brumeux
De sa lassitude,
Délave ses vagues
infestées
De mille et mille regrets
Et au large de ses côtes
naufragées
Elle jette une bouteille
piégée
D’un désir, d’une envie,
Une farouche envie
De boycotter la vie…
Quelques fois.