LA
LONGUE MARCHE
C’est un village au loin, rêve
aux mille lumières
Où tu voudrais te rendre afin d’y
reposer.
Égaré dans la nuit, au-delà des
chaumières,
Tu fuis l’illusion qui pourrait
t’abuser.
Tu sais où tu te rends mais ne
vois pas ta route,
Ton regard porte loin mais ignore
tes pas,
Il faut te battre encore et
rejeter le doute
Qui, de ta volonté, sonnerait le
trépas.
Ta propre vision et l’effort qui
t’anime
Balisent ton chemin pour aller où
tu veux
Mais, dans ta marche lente., un
vide se devine
Qui pourrait, en un souffle,
anéantir tes voeux.
Un temple se construit posant
pierre après pierre,
Tu ne peux t’envoler par avance
au sommet.
Avant de lever haut les yeux vers
la lumière,
Il te faut voir d’abord où
l’icône se met.
Pour gagner cette rive où s’égare
ton rêve,
Dans ce pèlerinage aux chemins
désolés,
Évitant chaque ornière,
obscurément, sans trêve,
Tu vas vers le refuge aux trésors
dévoilés.