L’étrangère
Plaintive, captive…
Elle glane sur mon aube si sourde !
Fugace, légère…
Elle plane sur mon âme si lourde !
Sublimée
Derrière ses verrous d’or,
Mythifiée…
Derrière Les lambeaux d’un corps !
Sculpté par tant de ports !
Elle s’endort…
Dans l’océan de ses fleurs
Qui naissent sur sa face
Où…
Tant d’oasis de soie
Dansent de joie,
Tant de sécheresses,
Pleuvent d’allégresse,
Tant de nuits noires
Tricotent leurs phares
Et tant d’éternités
Blêmes de vieillesses !
Retrouvent l’éclat de leurs jeunesses
Dans les reflets de son regard
Qui m’apprend la sagesse…