L’ÉTERNEL RÉVEIL
Tu ne penses jamais quand sonne le
réveil,
Lorsque l’aube se lève,
Que le soleil de feu, perdant son
teint vermeil,
Pourrait faire la trêve.
II serait, cette fois, totalement
absent,
Condamnant sans appel, l’homme, en
ce jour naissant.
Tous ces enchaînements des sommeils
et des nuits,
De la mort apparente,
Des jours et de l’espoir qui
ressortent du puits,
De la vie renaissante,
Écrivent au fronton de notre
devenir
Les règles simples, vraies, que
l’on doit retenir.
Comme chaque soleil, dans sa
boucle, poussé
Au vent crépusculaire,
La mort t’emportera, mais là, ton
coeur blessé,
Volera, solitaire.
De ta vie antérieure, un fatum sera
né,
Aux souvenirs absents, au contour
dessiné.
Ces existences vont, sans jamais se
connaître,
L’une préparant l’autre et sans
lien apparent,
L’homme, dans sa démarche, oubliant
que renaître
Est la seule réponse à son destin
errant.