L'Alexandrin

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L’alexandrin

            Le vers de douze syllabes est ainsi nommé parce qu’il fut employé dès le XIe siècle dans le « Roman » d’Alexandre le Grand. Ce grand vers, calculé avec un art parfait, permet de se plier aux expressions des idées les plus diverses et de passer du grave au doux comme du plaisant au sévère.

            La « cadence » désigne le repos habilement ménagé après les six premiers pieds, le « nombre » consiste dans l’assortissement des syllabes les mieux choisies pour flatter l’oreille et le « rythme » est le résultat combiné de la mesure de douze, de la cadence donnée et de la musique des rimes.

            On sait que toutes les grandes pièces célèbres : Cyrano de Bergerac, le Cid, l’Ecole des femmes, sont en alexandrins. Les poètes du XIXe siècle : Victor Hugo, Lamartine, de Vigny, Baudelaire y ont excellé. Ce n’est pas pour autant que l’alexandrin est vieux, démodé, car le contenu a changé. La forme est restée mais les mots sont d’actualité car toujours le poète a été « témoin de son temps » ! N’allons pas trop loin dans cette idée en versant dans la vulgarité. L’alexandrin exige du lyrisme et de la poésie dans les mots.

            Il est un petit piège à signaler : il faut éviter de mettre à la fin de l’hémistiche, donc dans la première partie du vers, un mot de même consonance que la rime car cet « écho » de son tue le bonheur qu’aurait eu la rime. Lorsqu’on a assimilé l’hiatus, l’élision, la césure, on est bon pour l’alexandrin !

 La Muse appliquée
 


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Dernière modification : 13 juin 2011