Je m’en irai plus loin que sur vos mappemondes
Chercher l’unique lieu, parler le seul langage
Voyageur ébloui, voyageur sans bagages
Je trouverai l’endroit où ne vont pas les sondes.
Croire qu’un autre monde aux confins de l’espace
Au profond de l’abysse, à l’extrême désert
Cachera pour toujours le nôtre et sa misère
Un monde où l’on sourit même à la mort qui passe.
Alors partir là-bas, loin des clameurs malsaines
Oublier le mensonge et le superficiel
La vie jungle où chacun vient dégorger son fiel
Mais se sentir vivant sans violence et sans haine.
Me dépouiller du poids des pensées moribondes
Traverser les saisons sans rien savoir de l’âge
Que les yeux d’un enfant dans mon pèlerinage
Tout découvrir le cœur plein de forces profondes.
Imaginer encore un nouvel horizon
Où se reposeront tous mes songes errants
Sur l’aile des oiseaux, le bleu des océans,
Entre soleil et mer, sans barrière ou prison.
Avec des rêves d’or et des mots pour fortune
Si mon verbe s’éprend de la muse amicale
M’avancer vers le port un poème en escale
Que viendra partager la vagabonde lune.
Qu’importe la fureur dans le ciel de demain
Je veux ouvrir mon âme aux hommes de silence
Continuer, même seul, ma quête d’innocence
D’un royaume où le roi se fait pauvre en chemin.
Jean-Pierre HANC
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