je
mourrai le jour où tu mourras,
ta mort sera
la mienne,
ta nuit sera
ma nuit.
Mais
savons-nous ce qu’est la nuit,
à quels
vertiges elle nous arrache,
à quelles
béatitudes elle nous conduit?
Nous ne savons
rien et cependant,
comme le
phénix renaît de ses cendres,
tous nos
matins renaissent
de nos
incertitudes.
Nous ne savons
rien et cependant
nous percevons
les bruits de la vie
dans nos
ténèbres j
jusqu’à ce que
tout ce qu’elle chante
en sourdine
dans le noir,
s’amplifie et
s’orchestre
dans les
crépitements de l’aurore.
Quand ta mort
sera devenue mienne
et que nous
nous serons endormis,
confiants,
dans la nuit,
nous nous
réveillerons à une aube
ornée
d’impérissables bienfaits
et, à ce
moment-là, tu sauras que
«ton soleil ne
se couchera plus jamais. » Isaïe 60-20