J’étais
riche, mais esclave
et j’avais
soif.
J’ai tout
quitté
pour une
gorgée de liberté,
j’ai troqué
mon âme
contre celle
d’un pauvre
pour avoir
les larmes près des yeux
comme un
pauvre,
pour
m’étonner de tout
comme un
pauvre.
Nos routes
se sont croisées,
nous nous
sommes reconnus,
pauvres,
nous avons
béni le pain de la liberté,
nous l’avons
rompu.
nous l’avons
partagé.
Nous avons
renoncé
à tout ce
qui brille
pour avoir
le courage de la liberté,
pour n’avoir
plus qu’ une liberté,
celle
d’aimer.