Inquiétude méridionale
Dis-moi
l’enchantement de ta belle Provence,
Les jolis
amandiers toujours très en avance,
Et la lavande
aussi que se rit des frimas...
Parle-moi des
taureaux, des chevaux et des mas.
Fais revivre à
mes yeux cette ardente Camargue,
Où mon esprit
rêveur de temps en temps me largue
La cigale en
son chant a-t-elle résisté
Aux cruels
feux de pins du tout dernier été ?
Est-elle d’un
beau bleu la Méditerranée ?
Tant d’apports
en son sein, dit-on, l’ont condamnée
Peut-on voir
s’éclater les fleurs dans le Midi
En triomphe
réel sur le béton maudit ?
En Arles j’ai
vécu pas très loin des arènes
J’ai quelques
souvenirs qui me Sont douces chaînes,
J’ai connu
Montmajour, le moulin de Daudet
Et près des
Alyscamps j’ai vu le farfadet !
Tu peux même
évoquer la moindre « saladelle »
Spécifique à
ton sol et je me souviens d’elle,
Mais c’est
bien l’olivier que j’aime à tout jamais
Car il se
tord... de rire, il sait qu’il est la Paix !!!