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A Kim PHUC, pour avoir
Pardonné â ses bourreau
VIETNAM
Pauvre Kim !
Tu courais, tu courais,
Comme biche blessée
Sur cette route
désolée...
Le flanc martyrisé
Par les feux de la
guerre.
De quelle impure argile
Le créateur, les hommes
fit-il,
Qui inventèrent
Les bombes incendiaires
Et le napalm ?
Pauvre et si délicate
Kim !
Tu fuyais, tu fuyais,
Ton petit village
massacré
Par l’ineffable
soldatesque
Aux confins de la
terre...
Pauvre Kim !
Les lambeaux de ta chair
Se souviendront
longtemps
De l’enfer dévorant
Ton âme crucifère ! |