Foi
Promeneur de
l’ère du temps,
mâchonneur
de peur et de doute,
tu parais
hésiter sur les routes
du sombre
hiver au clair printemps.
Comme la vie
est au gros temps,
j’observe,
depuis la rive,
ton canot,
sa folle dérive,
mené par le
flot cahotant.
Tu te
rassures de l’espoir
qui domine
la vie du monde,
certain que
sur la terre ronde
tôt ou tard
tombera le soir.
Tu fais le
signe de la croix,
comme on
s’habille un jour de fête,
démontrant
ainsi que tu crois
à l’Esprit,
seigneur des tempêtes.