Flétries
toutes les
fleurs que j’ai cueillies
au long de
mes chemins,
ce matin
il ne me
reste qu’un peu de cendre
au creux des
mains.
J’ai tant
aimé une rose
elle m’a
trahie,
je me suis
donnée à une pensée
elle m’a
égarée,
j’ai adulé
une giroflée
elle m’a
abandonnée.
Toutes mes
fleurs
s’appelaient
éphémères.
Il me faudra
traverser un rude hiver
avant que ne
renaisse ma joie
dans un
bouquet de mimosa.