FAUX ESPOIRS
La
lune se penche sur l’heure
la plus triste au fond de mon soir.
Mille
fois faut-il qu’elle meure
son image dans son miroir,
pour
que j’oublie enfin l’absence
de la Femme aimée ! Oh, mon coeur,
qui
t’entêtes en l’espérance,
entends-tu la grande frayeur
des
étoiles à la recherche
de lumières et de grands feux ?
Viendront-ils au bout d’une perche ?
Jamais ! L’univers noir et creux
sera
toujours leur cimetière...
Pourquoi donc cette illusion ?
Aussi
pour moi, la frontière
de l’espoir est bien l’horizon...